Lauréat Bourse Ecriture Théâtre DMDTS

Ministère de la Culture et de la Communication 1996

« Ne crois pas que je vais accepter ici ce que j’ai refusé là-bas. Si je tue, c’est par obligation, non par idéal. Je ne suis pas un assassin. »

Monsieur Futterer a écrit sur ce qu’a été la tragédie de l’Alsace occupée et nazifiée une pièce remarquable, pleine de retenue, subtile et surtout honnête. Le mécanisme de la collaboration, la volontaire comme l’involontaire (les Malgré-nous) sont démasquées. La dureté des faits invoqués dans la transcription du massacre d’Oradour sur Glane, et de l’épilogue soviétique (camp 188 de Tambov) est bien conforme aux faits. Il n’y a trace ni de complaisance, ni d’hostilité aux Russes, ni de révisionnisme historiographique malsain dans l’exposé à la fois dramatique et didactique qu’il nous fait du terrible mécanisme qui a brisé ainsi une génération alsacienne, profondément française et partout abandonnée de tous. Du théâtre sans prise d’otage.

Alexandre Adler Novembre 1996

Fiche Technique : La cigogne n’a qu’une tête

Photos : Jacky Macé